Les ponts sur la rivière Chaudière

Avant 1852, il n’y a pas de pont sur la rivière Chaudière à Saint-Georges. Les gens utilisent un bac pour traverser d’une rive à l’autre.

Pont Got Grenier

C’est Monsieur Got Grenier qui construit le premier pont sur la rivière Chaudière. Il devait y être vers 1870. Pour le protéger des débâcles, monsieur Grenier enlève son pont à l’automne et le remet en place au printemps. Durant l’hiver, voitures et piétons passent sur la glace.

Pont David-Roy

Pont David-Roy recouvert

Pont David-Roy recouvert

Érigé en 1881, face au presbytère, ce pont est fait de bois. Il est couvert au début, mais les rafales le brisent fréquemment. Monsieur Roy décide donc d’enlever les planches qui le recouvrent. Ce pont a la particularité d’être à péage. En 1880, Monsieur Roy obtient un droit spécial d’une durée de 30 ans qui empêche la construction de tout autre pont. Cependant, dès 1890, on parle de construire un pont libre. Des procès coûteux sont entamés et perdus. De grandes rivalités naissent et les Conseils d’Aubert-Gallion se succèdent et règnent dans la zizanie. Finalement, le pont David-Roy dessert les deux rives pendant trente ans, comme stipulé au règlement initial.

Pont de fer

1er Pont de fer

1er Pont de fer

En 1911, la municipalité signe un contrat avec Joseph Gosselin pour la construction de son fameux pont de fer où tous seront libres de circuler à leur guise, sans payer. Les chevaux sont cependant priés par deux enseignes de ne pas trotter. C’est en septembre 1912 que ce pont tant attendu est béni. Celui-ci prend place face à l’église. Déjà, en 1929, il est remplacé car il est trop vieux, trop étroit et sans passerelle pour piétons. Il est vendu à Edouard Lacroix qui le transporte sur la rivière St-Jean.

2e pont de fer

2e pont de fer

Le deuxième pont de fer est inauguré en 1929. Il est plus large et permet aux piétons de traverser sans danger. Il est aussi situé en face de l’église, mais un peu plus en aval. À partir de 1964, des démarches sont entreprises pour la construction d’un autre pont, car la densité du trafic augmente. Jacques Pinon, alors conseiller municipal, présente un projet des plus visionnaires pour l’époque. En effet, il imagine déjà un barrage amovible, un nouveau pont de béton et la conservation du pont de fer devenu désuet. Pourtant, en mars 1971, on entreprend tout de même la démolition du 2e pont de fer.

Pont actuel

Pont actuel

Pont actuel

Le pont actuel, tout de béton, s’ouvre à la circulation en janvier 1971. À l’époque, il crée un lien direct entre les boulevards Lacroix et Dionne. Bien qu’il contribue à une circulation plus fluide avec ses quatre voies, il occasionne cependant tout un chambardement à ses débuts, car il faut s’habituer aux sens uniques et à la nouvelle réglementation. Les constables ont fort à faire… Pour régler ce problème, on procède au réaménagement et à l’élargissement de la 18e Rue Est (aujourd’hui 118e Rue) et de la 16.

Barrage Sartigan

Barrage Sartigan

Barrage Sartigan

Le Barrage Sartigan, inauguré en décembre 1967, ajoute une voie de transit pour traverser la rivière Chaudière. Le but premier de sa construction est cependant de pallier aux inondations en retenant les glaces en amont de Saint-Georges. En effet, il peut contenir un volume maximal de glace de 1 825 mètres sur une longueur de 4 kilomètres. Depuis sa mise en opération, cet ouvrage diminue considérablement les volumes de glace susceptibles de s’accumuler et de former des embâcles massifs.

On profite dorénavant de ce site pour s’adonner à la pêche.

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